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Education permanente De Bouche à Oreille par le biais de Culture et Développement, est reconnue comme association d'éducation permanente par le Ministère de la Communauté française
Qu'est-ce que l'éducation permanente ? « Culture et Développement » est reconnu par la Communauté Française en tant qu'association d’Éducation Permanente, sous l'axe 1, dans le nouveau décret de 2003. Pour comprendre cette dénomination, un petit saut s’impose en 1976, année où a été adopté un premier décret, capital pour le monde socioculturel. Ce décret émanait d’une volonté politique de reconnaissance et de subventionnement des initiatives citoyennes, oeuvrant en faveur d’une démocratie active et participative. Il s’agit là d’un geste original de la part du gouvernement belge, qui officialisait la responsabilité de la population, et donnait son aval aux groupements privés, favorables au développement socioculturel de l’ensemble de la société. A) Éducation Permanente des Adultes Contrairement à ce que ces termes pourraient laisser entendre aux non-initiés, ils ne désignent pas des institutions scolaires ou académiques, ni des centres de formation pour éducateurs spécialisés, et encore moins des écoles de savoir-vivre constamment en recyclage. L’Éducation Permanente est en fait le terme choisi dans le décret de 1976 pour qualifier des organisations volontaires « créées, animées et gérées par des personnes privées ayant pour objectif d’assurer et de développer principalement chez les adultes :
B) Quel intérêt ? Être reconnu par les pouvoirs publics et bénéficier de leurs subsides oblige toute organisation à justifier ses comptes et ses actions, et donc à se remettre en question, pour préciser régulièrement ses objectifs, ses moyens d’action et le public auquel elle s’adresse. La reconnaissance officielle incite « Culture et Développement » à l’autoévaluation, laquelle lui permet d’affiner son identité et de se montrer ainsi plus efficace. La reconnaissance permet également de s’allier avec d’autres organisations d’Éducation Permanente dans le cadre de pressions, de revendications ou d’initiatives socioculturelles à grande échelle. La survie de l’association , enfin, dépend de cette reconnaissance. C’est en effet la Communauté Française qui apporte à «Culture et Développement » une partie de son financement. Être reconnu comme Association d’Éducation Permanente donne droit à des subsides, qui permettent le fonctionnement de l’A.S.B.L., la rémunération de son personnel et l’organisation de toutes ses activités.
C) Le paradis ? Plutôt le purgatoire, car les subsides doivent impérativement être complétés par d’autres apports financiers – dons, bénéfices de ventes ou d’activités exceptionnelles – pour que « Culture et Développement » puisse se maintenir ou se développer. Ce n’est pas la bonne planque non plus, car la reconnaissance en tant que Service Général d’Éducation Permanente est régulièrement réexaminée. Il s’agit de rester vigilant pour continuer à répondre aux critères établis. Et puis, les fonds de la Communauté Française n’étant pas ceux de Crésus, le risque existe toujours de voir les budgets rabotés ou gelés… |